Cher-es ami-es,
Le
4 février, l'Assemblée Nationale discutera une loi destinée à lutter
contre la contrefaçon, qui pourrait conduire à criminaliser les paysans
qui utilisent leurs ressources élémentaires (semences, levains,
animaux...) et donner le droit aux semenciers de s'approprier ce que les
paysans ont patiemment sélectionné durant des millénaires.
Si l'agriculture n'est pas explicitement exclue du périmètre de la loi, cela reviendrait à nier les droits ancestraux des paysans et à intensifier l'industrialisation de l'agriculture !
SIGNEZ la pétition pour libérer les semences paysannes ! http://www.liberonslessemences.fr
En
renforçant les moyens à des multinationales détentrices de Certificats
d'Obtention Végétale, et au delà en incluant les brevets "sur le
vivant", cette loi risque d'entraîner la condamnation des paysans :
- qui auront ressemé leur propre récolte,
- dont la récolte aura été contaminée par des gènes issus de plantes brevetées et cultivées dans le voisinage,
- qui
utilisent et entretiennent depuis toujours des levains ou des ferments
(pour la fabrication de pain, fromage ou vin) dont les souches auront
été brevetées.
Pour
que les gestes ancéstraux des paysans ne soient pas criminalisés et
pour que l'agriculture industrielle et standardisée ne devienne pas la
norme imposée, les députés doivent impérativement inscrire une
"exemption agricole" dans la loi sur la contrefaçon.Ressemer sa récolte n'est pas un crime !
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★ Ne
doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse
changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.